Mercredi 11 janvier 2012
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La Slovaquie nie les droits élémentaires de la minorité hongroise
Le 30 novembre dernier, lors de la séance plénière du Parlement européen, László Tõkés
-député européen de Transylvanie dont nous avons souvent relaté le combat en faveur des Hongrois du bassin des Carpates- exprimait ses inquiétudes par rapport à la situation des Hongrois de
Slovaquie.
Depuis peu en effet, les personnes d'origine hongroise vivant sur les terres arrachées à la Hongrie peuvent demander à récupérer
la nationalité dont leurs ancêtres ont été déchue.
Cette possibilité offerte aux Hongrois d'outre-frontières n'est qu'une bien maigre consolation au regard des pertes immenses
subies à cause du diktat.
Pourtant cela semble déjà être de trop pour les autorités slovaques, qui voient ainsi contrer leurs efforts intenses
d'assimilation de la forte minorité hongroise.
L'été dernier, monsieur Olivér Boldoghy, acteur de profession vivant depuis toujours sur la terre de ses ancêtres, avait demandé
à obtenir la nationalité magyare, cela comme la nouvelle loi hongroise le permet.
Ayant obtenu la chose, les représailles des autorités slovaques furent immédiates. On lui a retiré sa nationalité slovaque, son
permis de conduire, sa carte d'identité, son passeport et il n'aura bientôt plus droit à sa couverture médicale.
Au moment où le diktat de Trianon dépeçait un pays millénaire, il y avait 1 million de Hongrois en Haute-Hongrie (l'actuelle
Slovaquie), ces personnes n'ont pas demandé à devenir des étrangers sur leur propre sol.
Ils sont devenus des parias à cause de l'aveuglement et de l'incompétence de ceux qui en traçant les nouvelles frontières
du pays ont coupé à vif dans la chair magyare.
Les descendants de ces personnes estimés aujourd'hui entre 500 et 700 mille vivent au jour le jour les vexations imposées
par le régime slovaque. Faut-il encore rappeler l'humiliante loi linguistique anti-magyare ?
Ajoutons à cela les insultes, les tabassages qui sont fréquents et qui touchent des gens qui ne font rien de mal si ce n'est
parler la langue de leurs ancêtres et défendre leur culture propre.
Bien entendu de cela on n'en parle jamais dans les journaux ou les JT de nos pays. Alors qu'on aime faire passer le premier
ministre hongrois pour un sombre nationaliste , jamais on ne parle de toutes ces entraves à la démocratie. Seule la Hongrie doit être diabolisée !
Pourtant les Hongrois d'outre-frontières ne demandent qu'une chose : ne plus être des personnes de seconde zone ! Ils
ont été abandonnés durant de longues décennies par les différents gouvernements socialistes hongrois. Ils ont été abandonnés par les démocrates européens. N'est-il pas temps que les choses
changent ?
Comme l'a dit László Tõkés devant le Parlement européen :
Il y a de cela 91 ans, en complète contradiction avec les principes de Wilson, à savoir le droit des peuples à
disposer d'eux-mêmes, et sans aucune consultation du peuple hongrois, la Transylvanie et d'autres régions ont été arrachées au royaume magyar.
Après tout ce temps, mon but n'est pas de rouvrir des querelles territoriales, mais il est de mon devoir d'élever la
voix pour défendre les droits des Hongrois qui vivent en dehors des frontières.
Il est intolérable et insoutenable de voir que Olivér Boldoghy, et probablement d'autres, soient déchus de leur
nationalité slovaque, et qu'on les expulse de leur terre natale, uniquement parce qu'ils osent affirmer leur identité hongroise.
Puisque nos terres nous ont été confisquées, il faudrait au moins que l'on garantisse les droits des minorités
hongroises ainsi que leur droit à l'autonomie, tout comme la déclaration de Gyulafehérvár (ndlr : Karlsburg ou Weissenburg en allemand, ville historique de Transylvanie) le stipulait déjà en
1918 !...
Espérons que le souhait de monsieur Tõkés ne reste pas sans lendemain.
Il ne peut y avoir deux poids deux mesures en Europe. La Hongrie et son peuple sont les victimes de Trianon. Les bourreaux du
peuple magyar sont les pays héritiers du diktat qui n'ont jamais voulu intégrer de façon digne et respectable l'ethnie hongroise dont ils ont héritée avec les terres volées à la nation de saint
Étienne.
Il y a donc d'un côté les bourreaux et de l'autre les victimes, et les victimes sont hongroises ! Cela est un fait qu'il ne
faut jamais oublier car l'ombre de Trianon continuera de planer sur l'Europe tant que justice ne sera pas rendue.
Ha már területeinket elvették... – Tokés László felszólalása az EP-ben
Tegnap, az Európai Parlament plénumán szólalt fel Tokés László EP-alelnök, kiemelt módon
bírálva Boldoghy Olivér felvidéki színmuvész szlovák állampolgárságától való megfosztatását, valamint MOGYE elrománosítását.
Kilencvenegy esztendovel ezelott, a wilsoni önrendelkezési elv semmibevételével, az érintett – magyar – lakosság megkérdezése
nélkül csatolták el Magyarországtól Erdélyt és az ország több más területét.
Bõveben itt:
http://nemnemsoha.gportal.hu/gindex.php?pg=27796293&nid=6099302