Trianon: Quand cette injustice sera-t-elle enfin reconnue ?
La population hongroise, en rouge, et le tracé des nouvelles frontières.
Il y a comme une erreur, non ?
La vidéo du haut reprend un article intéressant sur un projet hongrois, qui fait déjà beaucoup de vagues
semble-t-il. Le titre du Figaro est déjà tout un programme !
Redonner la nationalité hongroise aux Magyars ! Une véritable lapalissade, vous en conviendrez. Remarquez aussi les guillemets qui entourent le mot
injustice. Je pose donc une question à ces grands journalistes: Pourquoi l'injustice de Trianon, car il s'agit bien d'une injustice quand on enlève à plus de trois millions de personnes leur pays, ne devrait-elle pas être réparée ? Peut-être parce que c'est la " grande " nation
française qui en est à l'origine ? Ce " grand " pays qui illumine le monde de sa justice toute puissante ?
Pourquoi la France ne sait-elle avouer, 90 ans plus tard, que Trianon n'a pas été un traité mais un diktat. La mise à mort d'une nation au profit de pays avec lesquels la
patrie de Clemenceau avait pactisé afin d'étendre son pouvoir en Europe centrale et de l'Est !?
Le quotidien évoque qu'en 2004 peu de Hongrois s'étaient déplacés pour le référendum à propos de la double nationalité comme pour souligner que Trianon n'intéresse plus personne. Mais les gens
informés savent comment le gouvernement -composé de socialistes et de libéraux- d'alors avait diabolisé la chose afin d'effrayer le peuple, et donc d'empêcher une victoire du " oui ".
" L'initiative d'Orban constitue une provocation grave aux yeux des Slovaques [...] Elle va réveiller des nationalismes antagonistes au sein de l'UE ".
La belle affaire ! Si les Slovaques agissaient avec plus de respect envers la minorité hongroise du Sud de l'ancienne Haute Hongrie, les choses iraient sans doute mieux, non ? Les
Slovaques ne peuvent exiger ce qu'ils ne donnent eux-mêmes aux autres ! Cela fait des années qu'ils agissent avec une arrogance et un mépris incroyable face aux Hongrois.
D'ailleurs, la Slovaquie n'est qu'un Etat artificiellement créé. Cette région, dont le vrai nom est Felvidék ou Haute Hongrie, a fait partie de la Hongrie historique durant 10 siècles. Pozsony
(Pressburg), l'actuelle Bratislava ne comptait en 1910 que 15% de Slovaques (!!!) contre 41% de Hongrois et 42% d'Allemands. Comment cette ville, où les Slovaques étaient
minoritaires, a-t-elle pu devenir leur capitale ?
Les Slovaques n'ont obtenu leur pays que grâce au diktat de Trianon, et cela sans aucune base légale ou historique.
Les Slovaques n'étaient qu'une minorité nationale dans la Hongrie d'avant 1920. Une minorité qui jouissait de bien plus de droits que les Hongrois d'aujourd'hui en Slovaquie.
Pour ce qui est des antagonismes, ils sont déjà là chers messieurs, sortez de vos bureaux pour voir la réalité du terrain. Je termine en demandant à tous ces beaux parleurs s'ils
connaissent beaucoup de peuples aussi patients que les Hongrois ? Les Magyars ont subi Trianon, mais il n'y a jamais eu de revendications par la force. La Hongrie était pour une révision du
traité durant l'entre deux guerres, mais elle ne l'a jamais obtenue ! Malgré toutes les preuves apportées aux décideurs, preuves soulignant les erreurs impardonnables du tracé des nouvelles
frontières.
Depuis la chute du communisme aucune revendication territoriale n'a été faite. Dans les pays héritiers du diktat par contre on ne cesse de nier les droits élémentaires des minorités hongroises.
Dès que la Hongrie ose un peu aller dans le bon sens, on parle d'extrémisme ou de nationalisme mais quand les Slovaques, les Serbes ou les Roumains oppriment les minorités magyares personne ne
réagit ! Maintenant que cela bouge enfin du côté hongrois, avec un nouveau gouvernement qui semble vouloir en finir avec la politique de la tête baissée, les Slovaques (et sans doute bientôt
d'autres) jouent aux vierges offusquées ? C'est bien connu ceux qui crient au feu sont souvent les pyromanes eux-mêmes ! " Justice pour la Hongrie " disait-on en 1920, il est navrant de constater
qu'en 2010, nous en soyons toujours à parler dans le vide. Belle Europe que la nôtre !
Cliquez sur la miniature pour lire quelques-unes des nombreuses incohérences du diktat.
