Histoire-Történelem

Jeudi 5 novembre 2009


Victoire d'une défaite

"La première révolution antitotalitaire" s'est ainsi terminée dans un bain de sang. Le monde libre n'a pas bougé le petit doigt pour l'empêcher. [...] Est-ce à dire qu'il n'existait aucun moyen de pression, sinon militaire, du moins diplomatique, multilatérale ou économique, pour amener Moscou à une solution de compromis raisonnable, et qu'en conséquence la cause était d'avance perdue ?  C'est loin d'être sûr: la thèse que "ce qui est advenu devait arriver " est une justification paresseuse. Les événements auraient pu tourner autrement. [...]

Le soulèvement a eu la valeur d'une affirmation de soi et procuré aux Hongrois un capital moral, même sans dividendes. L'identité nationale a été sauvée. Et, au-delà de ses frontières, cet acte de résistance, aussi démesuré qu'il ait été, a montré pour la première fois que le totalitarisme n'était pas l'empire destiné à durer mille ans. C'est dans ce sens qu'il est légitime de parler de la victoire d'une défaite.

Extrait de "Histoire de la Hongrie" par Miklós Molnár aux Éditions Perrin.





Szovjet megszállás

November 4-én hajnalban, 4 óra 15 perckor, még mielõtt a rádióban elhangzott volna a Kádár-kormány megalakulásának bejelentése, megindult a támadás Budapest és az ország számos nagyvárosa ellen. Az ágyúdörgésre ébredõ ország csak közel egy órával késõbb hallhatta Kádár János Forradalmi Munkás-Paraszt Kormányának felhívását az ungvári rádióból, melyben bejelentette, hogy az október 23-i tömegmozgalom fasiszta felkelésbe torkollott (Hongrie-Info: már akkor is csak fasisztázni tudtak a hazaáruló komcsik !) , ezért vált szükségessé a szovjet csapatok segítségül hívása.

Itt folytatódik: http://www.rev.hu/sulinet56



Par Árpád
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Samedi 31 octobre 2009
Le courage des Magyars !

[...] Dans une dizaine de villes de province, des combats sérieux ont eu lieu; à Budapest on assiste à une véritable guerre insurrectionnelle entre les groupes armées et les chars soviétiques venus sans infanterie. [...] Les groupes d'insurgés entrés dans la légende sont dirigés parfois par des officiers ou sous-officiers, plus fréquemment par des civils des professions des plus variées.
[...] Leur nombre exact est incertain: 2000 selon les uns, deux ou trois fois autant selon d'autres. [...] Qu'ils aient été 2000 ou 4000 pendant le premier conflit ne change rien au fait que cette petite guérilla urbaine a tenu en échec cinq jours durant les unités soviétiques. [...] (ndlr: la plus puissante armée européenne comme l'écrit plus loin l'auteur).


Extrait de "Histoire de la Hongrie" par Miklós Molnár aux Éditions Perrin.





1956. november: volt egyszer egy forradalom

A szovjet hadsereg rövid előkészület után nyomasztó túlerővel verte le a forradalmat, és bár részlegesen még folytatódtak a harcok, Kádár átvette a hatalmat. Előbb még úgy tűnt, hogy van esély a Munkástanácsok számára, ám a hónap végére ez az elképzelés is zsákutcának bizonyult...

Több itt: http://mult-kor.hu




Par Árpád
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Dimanche 25 octobre 2009




Durant la révolution de 1956 beaucoup de Magyars ont donné leur vie au nom de la liberté. Par leur courage à se dresser ainsi contre l'envahisseur soviétique, ils ont prouvé au monde la valeur de la nation d'Árpád. L'illusion du paradis socialiste s'écroula.
La bravoure des Hongrois fut saluée par bon nombre de pays mais personne ne bougea face à l'ours russe. L'Occident, qui avait mutilé sans remord le royaume millénaire hongrois en 1920, n'avait en effet aucun intérêt à aider le peuple magyar dans sa lutte.  Le pays de Saint Étienne resta seul face à son destin comme à de multiples occasions déjà.
Hypocrisie, faux-semblants et mensonges gouvernent ce monde et nous devons bien avouer que le patriotisme romantique hongrois est sans doute bien désuet face aux esprits vils et despotiques des ennemis de la justice et de la liberté... Pourtant jamais nous ne renoncerons puisque l'esprit du poète Sándor Petõfi nous guide car même si dans la tempète le Hongrois est seul, il reste debout !




FÖL A SZENT HÁBORÚRA


Itt a próba, az utósó
Nagy próba:
Jön az orosz, jön az orosz,
Itt is van már valóba'.
Eljött tehát az utósó
Itélet,
De én attól sem magamért,
Sem hazámért nem félek.

Miért félnék az itélet
Napjátul?
Féljenek ők, kik viselik
Magokat oly galádul,
Kik rátörtek az ártatlan
Magyarra,
Most veri meg az úristen
Mindenható haragja!

Petõfi


Par Árpád
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Vendredi 23 octobre 2009
La révolution hongroise d’octobre 1956

Les Hongrois ont été les premiers à véritablement se dresser contre l'empire communiste et sanguinaire des Soviétiques. Comme souvent par le passé grâce au courage de ses enfants ce pays d'Europe centrale sortit pour quelque temps de son anonymat, et l'Occident put ainsi (re)découvrir la nation magyare, cette nation qui avait déjà tant de fois offert le sang de ses  héros en offrande au dieu liberté... (Árpád)

Le 23 octobre, le gouvernement autorise une manifestation en faveur des travailleurs polonais, bien qu’il l’ait interdit quelque temps auparavant. Le secrétaire du PC est hué lorsqu’il affirme que les rapports avec l’URSS sont égalitaires. La foule commence à détruire une statue de Staline qui est sur le lieu de la manifestation. Pour éviter que les forces de sécurité de l’Etat (AVH) ne soient débordées, le Parti fait appel à l’armée. Les soldats refusent de tirer, donnent leurs armes aux manifestants. Des troubles éclatent entre les civils armés et les agents de l’AVH.


Le 24 octobre les combats continuent dans Budapest. Le gouvernement proclame l’état d’urgence. NAGY communiste libéral, est nommé premier ministre : il demande une trêve par radio, sans effet.

Le 25 MIKOYAN et SOUSLOV, personnalités du kremlin, arrivent à BUDAPEST pour tenter de régler la situation. Non seulement il y a des combats de rues à Budapest entre agents de l’AVH, appuyés par des soldats soviétiques, contre les travailleurs hongrois, mais une partie des soldats russes a refusé de tirer. D’autre part, des conseils ouvriers surgissent et ils diminuent à chaque instant le pouvoir officiel.

L’évolution du gouvernement du communiste libéral Imre NAGY était également foudroyante : le 28 il obtenait un cessez-le-feu et l’évacuation de BUDAPEST de l’armée russe, l’ordre était rétabli par les forces du gouvernement, qui étaient concrètement les militaires hongrois groupés dans le conseil militaire, en accord total avec les insurgés. Le 29, MIKOYAN et SOUSLOV revenaient, et une déclaration russo-hongroise confirmait l’amitié entre les deux pays, malgré les erreurs commises. Le 30 octobre Imre NAGY annonçait par radio, avec le soutien du premier secrétaire du Parti KADAR, que le gouvernement « a aboli le système du parti unique et décidé que nous devions revenir à un système de gouvernement basé sur une coopération démocratique des partis de coalition, tels qu’ils existaient en 1945 ». Et  il ajoutait que le gouvernement avait deux ministres petits propriétaires, un ministre « national-paysan » et un portefeuille était réservé au parti social-démocrate, qui se constituait le soir même.

En une semaine on assistait à l’écroulement du monolithisme des élections à 99% en faveur du parti communiste et de la solidarité totale avec l’Union soviétique. Cela prouve que tout n’était (et n’est) qu’une façade, qu’un mensonge imposé par les armes de la police secrète et du colonialisme soviétique. Nulle part n’apparaissaient de communistes en faveur du système antérieur. Imre NAGY, qu’elles qu’aient été ses intentions, sut s’adapter à la vague populaire des conseils.


Extrait de : EXPLOSIONS DE LIBERTÉ par Frank MINTZ. Merci à Macha pour le texte.






1956. november: volt egyszer egy forradalom

A szovjet hadsereg rövid előkészület után nyomasztó túlerővel verte le a forradalmat, és bár részlegesen még folytatódtak a harcok, Kádár átvette a hatalmat. Előbb még úgy tűnt, hogy van esély a Munkástanácsok számára, ám a hónap végére ez az elképzelés is zsákutcának bizonyult.

Több itt:
http://mult-kor.hu


Jobbágy Károly: Mondják, a himnuszt énekelték

Mondják, a himnuszt énekelték
úgy indultak a puskatűznek
s a könnygáz meg a tűzzel telt ég
sem riasztotta vissza őket.

Csorgott a könnyük.
Talán sírtak.
Csorgott a vérük.
Belehaltak.

Diákok voltak.
S ők csinálták
a dicsőséges forradalmat!

1956. október 24.


Par Árpád
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Mercredi 7 octobre 2009
Souvenons-nous des héros d'Arad...


Le 6 octobre 1849 des hauts gradés de l'armée hongroise, héros de la révolution, connus sous le nom des "13 martyres d'Arad" (ville d'Erdély-Transylvanie, actuellement sous occupation roumaine) ont été exécutés par les Autrichiens. S'ajoute à la liste des martyres, Lajos Batthyány, le tout premier Premier ministre de Hongrie.
Après la fin tragique de la révolution de 1848-49 menée par les Hongrois contre l'oppression autrichienne,  Julius Jacob von Haynau, dirigea la sanglante répression de l'empereur. Exécutions, emprisonnements, enrôlements forcés des prisonniers hongrois dans les troupes impériales,...


Loin du romantisme véhiculé par les films de Sissi, l'occupation autrichienne du pays des Magyars a été sans pitié. La Hongrie a souvent été accusée d'oppresser ses minorités par les slaves afin de justifier le démantèlement du royaume millénaire. Cette accusation est fausse car c'est la Hongrie qui était un pays oppressé par l'intransigeance et l'arrogance des Habsbourg. Ceux-ci manipulaient habilement les minorités ethniques en Hongrie afin qu'elles se retournent contre ceux qui les avaient accueillis sur leur sol.
En fomentant divers troubles les Autrichiens pensaient calmer l'ardeur révolutionnaire des Magyars... Cette malheureuse politique mena bien plus tard l'empire autrichien à sa perte et avec lui la Hongrie, victime innocente sacrifiée sur le buché de l'avidité autrichienne et panslave.





Az aradi vértanúk utolsó napjai


A világosi fegyverletétel. 1849. augusztus 13-án Világosnál a magyarok az orosz csapatok előtt letették a fegyvert. A tábornokok úgy hitték, hogy az oroszok megvédelmezhetik őket a vérszomjas Haynautól, de csalódniuk kellett. Augusztus 22-én az oroszok elvették fegyvereiket, majd másnap átadták őket az osztrákoknak.
Október 6-ára, Latour halálának évfordulójára tűzte ki a kivégzéseket. Az aradi foglyok még reménykedtek, október 4-e, az uralkodó névnapja, lehet, hogy amnesztiát hirdet. De minden remény szertefoszlott ezen a napon, mert amnesztia helyett Haynau végzése érkezett meg.

http://www.sulinet.hu





Par Árpád
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Jeudi 17 septembre 2009


Voici un site dédié à Trianon. Il est en hongrois mais les non-magyarophones y trouveront aussi leur compte car il y a des cartes très intéressantes - notamment celle des anciens comtés d'avant Trianon - ainsi que des cartes postales d'époque.

Je vous conseille donc de regarder les pages suivantes:

- Térképek (les cartes)
- Képeslapok (les cartes postales)
- Magyarország vármegyéi (les comtés historiques)


Egy nagyon érdekes weboldal Trianon-ról. Minden magyarnak tudni kell errõl a sátáni diktátumról:

Le site/Az oldal:
http://franka-egom.ofm.hu/trianon_2006/index.htm




Par Árpád
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Vendredi 11 septembre 2009
Il y a 111 ans  (le 10 septembre 1898) l'impératrice d'Autriche et reine de Hongrie Élisabeth, mieux connue sous le petit nom de Sissi, était assassinée à Genève. Hongrie-Info lui rend hommage car elle fut l'amie sincère de la Hongrie. La photo de gauche représente Sissi lors de son couronnement comme reine de Hongrie.

Pour en savoir plus:
http://www.territet.ch/histoire/sissi.html







111 éve merénylet áldozata lett Erzsébet királyné


1898. szeptember 10-én Genfben merénylet áldozata lett Erzsébet, Ausztria császárnéja és Magyarország királynéja. Erzsébet tragikus halála egy különleges egyéniség hányatott, boldogtalan és gyakran félreértett életének végét jelentette. A merénylet általi halál jelentősen hozzájárult a Sisi-mítosz kialakulásához, amelyet a királyné szokatlan életmódjával már életében is táplált.

(tortenelemportal.hu)


Par Árpád
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Samedi 29 août 2009



29 Août 1526: la bataille de Mohács


Souvenons-nous en ce jour de la courageuse lutte des Hongrois face aux Ottomans...
Rappelons aussi que la Hongrie a été le bastion de la Chrétienté ! Voici à ce sujet un extrait fort intéressant du livre de Yves de Daruvar:

[...] que de services la Hongrie n'a-t-elle pas rendus tout au long de l'Histoire, à l'Europe et à l'Occident. Ne fut-elle pas le " rempart vivant " et le " bouclier de la Chrétienté " contre les assauts des Tartares et des Turcs, suivant l'hommage vibrant de la Papauté ?... sacrifiant au cours des siècles les plus courageux de ses fils pour la défense de la Civilisation et des frontières orientales de l'Europe. Ces valeureux soldats hongrois dont Eugène de Savoie disait déjà: " S'ils gagnent, c'est notre victoire, s'ils perdent c'est leur malheur " (*). " La Hongrie a toujours été avec la Pologne, a écrit René Grousset, la sentinelle avancée de l'Occident en face de la barbarie asiatique. Depuis le jour de la conversion du royaume d'Árpád à la culture latine, son rôle a consisté à arrêter sur les Carpates et sur le Danube les poussées venues de la steppe ou de l'Asie Antérieure. C'est à sa résistance que la conquête mongole au XIIIe siècle a dû d'être rejetée sur la Mer Noire. C'est à son héroïsme que la conquête ottomane a dû d'être  enfin fixée sur le Danube, en attendant d'être rejetée de plus en plus loin dans les Balkans ". Et tout récemment encore Victor Tapié lui-même écrivait: " L'Europe ne sut pas reconnaitre à temps sa profonde solidarité avec la Hongrie... sur laquelle retomba presque tout le poids de la guerre contre les Turcs... ".

(*) Combien d'européens savent-ils encore que l'angélus de midi a été institué par la Papauté en souvenir de la retentissante victoire remportée à Belgrade sur les Turcs par Jean Hunyadi en 1456 ?...


Extrait de  "Le destin dramatique de la Hongrie" par Yves de Daruvar. Éditions Albatros.


Quelle a été la récompense pour tant de sacrifices ? Trianon et le dépeçage de la Hongrie !


Par Árpád
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Mercredi 19 août 2009



Voici une carte qui prouve une fois de plus que le tracé des frontières par les dépeceurs de Trianon a été fait sans prendre en compte les zones à majorité hongroise...
Aujourd'hui, en 2009, les populations hongroises des territoires perdus après 1920 sont quasi quotidiennement la cible d'extrémistes haineux tandis que les États successeurs font tout pour assimiler les Magyars et nient régulièrement leurs droits élémentaires. La preuve la plus récente en est la criminalisation dès le 1er septembre de l'utilisation de la langue hongroise en Slovaquie. Il est bon de rappeler que le territoire appelé de nos jours Slovaquie a été, sous la dénomination de Felvidék ou Haute Hongrie, une partie intégrante du Grand royaume hongrois, et cela durant 10 siècles !



Par Árpád
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Vendredi 17 juillet 2009
Trianon: La paix des fous


Dans une de ses lettres secrètes le général Condrecourt écrit ceci:
" Au congrès de la paix nous avons suivi une direction fausse. Nous devions être aveugles quand nous croyions pouvoir imposer de telles mutilations à la Hongrie sans la pousser dans le désespoir.
Certes, il est difficile de vivre pour un pays ne lui ayant laissé ni de charbon, ni de mines, ni d'industrie. En effet on est allé un peu trop loin."




Une photo satellite du bassin des Carpates. Remarquez la parfaite cohérence, l'unité exemplaire et unique de la Grande Hongrie... Voilà ce qui a été morcelée sans vergogne à Trianon.




Nagy Magyarország oly tökéletes földrajzi egység, amely Európában egyedül áll. Folyói és völgyei rendszere, amelyek a határokról kiindulva a középpont felé törekszenek, oly egységet alkotnak, amely csak egységes hatalom által kormányozható. A nagy francia geográfusnak, Reclus Elisének szavait idézte Trianonban Apponyi gróf.




Par Árpád
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Assez ! Elég !


La Slovaquie retricote le rideau
de fer
. Dessin de Csaba Jókó

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